Ludovic Giuly qui n'a jamais gagné la coupe de France aimerait bien cette année, la soulever sous ses couleurs parisiennes avant de pouvoir parler avec Antoine Kombouaré et Robin Leproux de son avenir au sein du Paris Saint-Germain.
À trente-trois ans, Ludovic Giuly n’a jamais gagné la Coupe de France. Ce trophée lui manque. « C’est une belle épreuve, l’une des plus dures peut-être, dit le milieu du PSG. J’aimerais la gagner. » Pour lui, pour son père aussi, Dominique, ancien gardien de Chasselay, dans le Rhône. « Il a joué la Coupe de France. Il a même affronté Marseille. » C’était en 1982-1983, en trente-deuxièmes de finale, l’OM s’était imposé (1-0). Ludovic Giuly avait six ans.
Craint-il cette demi-finale contre Quevilly, tombeur de plusieurs clubs pros (voir parcours ci-dessus) ? « Non. En ce moment, on est mieux. Je pense qu’en Championnat on joue de manière plus relâchée. Il n’y a quasiment plus d’enjeu. » Lui aussi va bien mieux. Contre Bordeaux (3-1, samedi), ses jambes ont sérieusement tourmenté Benoît Trémoulinas, l’un des latéraux les plus rapides de L 1. Giuly aimerait juste marquer un peu plus (3 buts en 28 matches de L 1).
Pour expliquer son retour en forme, l’ancien Monégasque (1997-2004) revient sur la fin d’année 2009, quand ça n’allait pas fort. « Il y a eu la grippe A. Et puis, cette histoire d’hélicoptère qui a failli s’écraser (*). Tu relativises après. Quand t’es professionnel depuis quinze ans, à un moment tu te lasses. La routine, tout ça... J’ai retrouvé du plaisir. » Le Paris-SG, où il évolue depuis 2008, a-t-il fini par l’user, le fatiguer ? « Je ne crois pas, même si effectivement c’est un club compliqué, dit-il. Mais, franchement, il y a un groupe vraiment bien. Il y a tout pour réussir. C’est pour cette raison qu’il faut bien finir pour bien commencer la saison prochaine. »
« Le PSG attire toujours autant de joueurs »
À ses yeux, une victoire en Coupe de France et une qualification européenne aideraient les dirigeants pour le recrutement. « Je vous l’assure, le PSG est un club qui attire toujours autant de joueurs. J’en ai beaucoup au téléphone. Ils me parlent de l’ambiance, du Parc. » Sous contrat jusqu’en 2011, Giuly se verrait bien rester. « On ne m’a rien dit. Je pense qu’en fin de saison, je verrai Robin Leproux, le président, et Antoine Kombouaré. On parlera entre grands garçons. » Le Paris-SG ne cherche pas de milieu offensif. Mais Kombouaré songerait à déplacer Stéphane Sessegnon à droite...
(*) Fin décembre, lors d’un trajet entre Lyon et une station des Alpes, l’hélicoptère dans lequel il se trouvait a failli s’écraser sur une montagne.
Par GUILLAUME DUFY pour l'Equipe